La chronique de Doc Roger : Hiver 2006, la cour des miracles


Hiver 2006. Suite aux départs de trois joueurs arrivés l’été précédent, le FC Nantes est dans l’obligation de recruter de nouveaux éléments pour lancer l’opération maintien, bien mal engagée. Le « fidèle » entraineur adjoint, Georges Eo, est appelé après six matchs de championnat à remplacer Serge Le Dizet. Le nouvel entraineur se doit d’enrôler des joueurs d’expérience sans retomber dans les travers exotiques du dernier été. C’est alors qu’à la surprise générale, le club  contacte à la mi-décembre un ex-gardien international français bien connu de tous les supporters. (http://www.dailymotion.com/video/xbqyyh_barthez-signe-a-la-fnac_fun )

L’arrivée en héros de Fabien Barthez est officialisée le 17 décembre, lors de la sacro-sainte émission Téléfoot. Pendant les fêtes, le divin chauve reste à Nantes pour s’entrainer avec l’entraineur des gardiens : après six mois sans jouer, il doit retrouver son rythme de croisière.

Le 4 janvier, Barthez quitte l’entrainement vexé. Il n’apprécie pas de s’entrainer avec des défenseurs remplaçants. Pour son premier match, en Coupe de France, l’équipe s’impose sur le score de un à zéro devant un public qui était impatient de voir jouer le divin chauve. Lors du second match, les canaris s’imposent à nouveau un à zéro, grâce à un but de Luigi Pieroni, nouvel attaquant fraichement débarqué au club en même temps qu’un dribbleur de chameaux, Jawad Zairi. Pendant ce match, le nouveau gardien nantais se paye le luxe d’aller faire une touche dans son propre camp afin de gagner du temps. Le public devient hystérique et l’acclame !

Le retour de Fabulous Fab au premier plan est assez mitigé. S’il encaisse cinq buts contre Valenciennes, dont quatre de la « terreur » Steve Savidan, l’ancien international réalise la semaine suivante un match exceptionnel face à Marseille, son ancien club. Le 1er avril 2007, il commet une bourde, en laissant entrer un ballon dans son but sur un centre anodin du « grand » David Ducourtioux, lors d’une rencontre de mal-classés contre Sedan. Il demande même à être remplacé par Tony Heurtebis, soi-disant pour une blessure, à la 68e minute du match. Barthez quitte alors précipitamment le stade avant la fin du match…

A Nantes, Barthez ne fait pas l’unanimité auprès des joueurs historiques du club. Il ne s’est lié d’amitié qu’avec une seule personne : Éric Cubilier, lui aussi très décrié par les supporters.

Le 24 avril, à l’entrainement, il fait comprendre à Dimitri Payet que son investissement défensif au dernier match était insuffisant en le taclant sèchement. Le gardien quitte l’entrainement hilare en déclarant : « On s’est bien amusés aujourd’hui ».

Quatre jours plus tard, suite à la défaite encaissée à domicile contre le Stade Rennais, le portier claque la porte. D’après ses dires, des supporters auraient violenté sa Porsche adorée et l’auraient agressé. Ayant peur pour sa vie, Barthez décide de ne plus jamais porter les couleurs du FC Nantes. Aujourd’hui, les vestiges de sa Porsche encombrent toujours le parking de la Beaujoire.

Le Divin Chauve est le parfait exemple d’une recrue adulée par les supporters, repartie la tête basse, détestée de tous car n’ayant pas assumé son statut de star. Son souvenir impérissable lui valut le surnom de « Diva Chauve ».

Depuis, on raconte que les nuits de pleine lune, les rêves de Georges Eo sont encore hantés par les fantômes de Barthez et de Cubilier déambulant le regard vide dans les travées de la Beaujoire…

La Team Roger le canari.
Gontier’s brothers
https://twitter.com/GontierO
https://twitter.com/gnicos007

A suivre : Une journée FC Nantes en 2004

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