La sphère Ultra sans préjugé ni langue de bois 4


L’objectif de cet article n’est pas de justifier la violence dans les stades, au contraire nous la condamnons fermement, mais nous avons tellement entendu de contre-vérités et d’approximations sur le phénomène des  » ultras  » récemment que nous tenions à vous faire partager notre analyse et notre point de vue, par la confrontation de différentes sources et par l’intervention des premiers intéressés eux-mêmes.

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Introduction

Ces derniers temps, il a beaucoup été question des ultras et surtout de la violence les entourant à travers différents médias (France Football et TMC notamment), cela ayant suscité un certain nombre de réactions, hostiles ou de soutien à ce mouvement d’une frange bien particulière des supporters.
Le moins que l’on puisse dire, et tout le monde s’accordera sur ce point, c’est que ce sujet ne laisse personne silencieux, et il nous a semblé judicieux de faire un point le plus neutre possible en collant au plus près de la réalité sur le quotidien des ultras.

Pour cela, nous avons consulté un certain nombre de sources, chez les médias (France Football, TMC, So Foot, Les Cahiers du Foot notamment) mais aussi par des interviews d’ultras anonymes (l’anonymat étant un des principes de fonctionnement des groupes ultras) via la vidéo en 3 parties (lien à la fin de l’article), par échange de mails (Damien ultra lyonnais *) ou encore par des commentaires de supporters actifs sur Internet (forums). Nous tenions particulièrement à remercier la web-radio « Liberté Pour les Auditeurs » de nous avoir permis d’entrer en contact avec des ultras et de les interviewer pour rendre crédible cet article.

Présentation du monde ultra

Le monde ultra est quelque chose de particulier, mélange de fanatisme pour son club, d’un fort sentiment de camaraderie et de dévouement envers les membres du groupe, d’alcool avant le match, de fougue et d’adrénaline, tout ceci renforçant l’unité du groupe. En général, un supporter intègre la nébuleuse ultra par l’adhésion à une association de supporters ainsi que par les déplacements qu’il effectue au fur et à mesure.

L’organisation d’un groupe ultra dépend largement de sa taille. Ainsi, certains avec peu de membres s’organisent  » à l’anglaise  » dans des  » firm « . C’est une organisation reprise aux hooligans qui ressemble à un groupe para-militaire. A l’inverse, de gros groupes sont organisés de manière nucléaire, c’est-à-dire un noyau dur au centre du groupe avec plusieurs sections d’intégrations (jeunesse, section spéciale, etc) avec autour des électrons libres que ce soient des supporters lambdas ou des indépendants.

Au niveau de l’action, le groupe se distingue par des chants fanatiques quasi guerriers et par l’usage de moyens pyrotechniques, banderoles et autres tifos. L’unique revendication des ultras est de pouvoir supporter leur équipe en toute circonstance, ils ne demandent rien d’autre.

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Définition du mot  » ultra « 

Avant toute chose, penchons-nous sur la définition même du terme  » ultra «  pour bien assimiler l’ensemble de l’analyse qui va suivre.

Un ultra c’est avant tout :

– Le soutien inconditionnel de son équipe

Présent dans la défaite comme dans la victoire, à domicile comme à l’extérieur le plus souvent possible (en France comme à l’étranger) avec la participation active aux chants, à la préparation des tifos, etc. C’est aussi respecter et soutenir les dirigeants qui œuvrent pour le bien de leurs couleurs, mais c’est aussi s’opposer à tous ceux dont l’irresponsabilité, l’ambition personnelle et l’inconséquence mettent l’avenir du club en péril.

– La défense de valeurs et de principes

  1. foot populaire contre foot business : refus de la marchandisation à outrance du football dictée par la Ligue de Football Professionnel et les chaînes de télévision, en particulier BeIn Sport et Eurosport, à travers la lutte du Collectif SOS Ligue 2 pour les jours et horaires des matches. Plus d’infos ici : http://www.sos-ligue2.com/
  2. solidarité entre membres du groupe, quelles que soient la couleur de peau, les orientations idéologiques et politiques ou les conditions sociales de chacun
  3. opposition à certaines dérives du club : mauvaise gestion, choix de recrutement hasardeux, hausse des prix des abonnements/places, etc
  4. dénonciation des atteintes aux libertés par les pouvoirs publics (Etat, préfectures) : répression abusive via les IAS (interdictions administratives de stade sans passer par la case judiciaire), interdiction de déplacements en parcage visiteur pour certains matches, etc

Un ultra ne compte donc ni son temps, ni son énergie, ni son argent pour soutenir et défendre les couleurs de son club favori, il vit sa passion en faisant d’elle une priorité.

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Relations des ultras avec les autres acteurs du football

  • Avec les autres ultras : comme dit plus haut, il est solidaire avec les membres du groupe auquel il appartient, ce qui peut aller jusqu’à l’affrontement avec des ultras d’autres clubs s’ils sont attaqués ou provoqués, notamment en cas de vol de matériel par un groupe ultra ennemi. Exemples dans un passé récent avec le vol de la bâche des Magic Fans stéphanois par des indépendants du virage sud lyonnais en avril 2013 ou le vol d’une partie du tifo du Roazhon Celtic Kop lors du derby Rennes-Nantes fin septembre 2013, considéré comme une humiliation suprême et méritant vengeance à cause de la dimension symbolique fondamentale des tifos/banderoles. Précisons que les rivalités entre ultras français les plus fortes concernent la plupart du temps deux clubs proches géographiquement pour une question de suprématie régionale, expliquant en partie les débordements liés à ces matches mais en aucun cas excusables : Nantes/Rennes pour l’aspect historique voire politique (rôle de capitale de la Bretagne en jeu), Saint-Etienne/Lyon, Lens/Lille et Metz/Nancy (dans ces 3 cas, rivalité sociale en plus avec l’opposition club populaire/club bourgeois), Marseille/Nice, Bordeaux/Toulouse ou encore Marseille/Paris, une rivalité montée de toute pièce par les médias (Canal + en l’occurrence) pour faire de l’audience. Au-delà de ces inimitiés entre groupes ultras, certains ont quand même entre eux des relations amicales, informelles ou non. Exemple ici : http://www.sofoot.com/top-5-des-amities-entre-groupes-ultras-169190.html
  • Avec les médias : relations tendues par la méprise de la cause ultra et par les préjugés entretenus par les médias nationaux soit par méconnaissance soit par des enquêtes d’investigation orientées volontairement (cf le journaliste de France Football qui avait suivi les ultras niçois en déplacement, dans l’édition du 25 février 2014)
  • Avec les instances du football et du monde politique : voir ci-dessous le paragraphe  » remise en question des autorités et des instances du foot « 

Mais ne nous écartons pas du sujet principal et revenons à la comparaison entre ultras et hooligans.

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Définition des notions d’ultra et de hooligan + similitude

Ultra : supporter fanatique qui supporte toujours son club, qui se manifeste dans le stade et dans la rue.

Hooligan : personne qui défend son club et sa ville, et qui utilise la violence pour peser sur le sort d’une rencontre, ce qui est pour la plupart des groupes ultras assez inenvisageable/inconcevable.

La similitude c’est l’amour du club, cette hargne qui habite l’un et l’autre pour défendre leurs couleurs.

Mais la ressemblance entre les deux s’arrête là.

La distinction est assez claire : les hooligans sont souvent politisés (noyautés par l’extrême-droite à partir des années 1980) et utilisent la violence à outrance aux abords du stade ou à la province de la ville lors des  » fight « , bagarre générale organisée à l’avance, sans arme et qui dure pas plus de 2 minutes tellement c’est violent.

Maintenant que nous avons globalement défini ce qu’est un ultra, nous allons compléter en marquant les différences entre ultras et hooligans, la frontière entre les deux étant certes ténue mais bien existante, chose à laquelle se refusent de croire les pouvoirs publics et les instances du foot français, amalgame volontaire ou par manque de connaissance : à vous de juger.

Comment se matérialise la violence chez un ultra et pour un hooligan ?

Un ultra ne devient violent qu’en réaction à une situation provoquée par d’autres ultras ou dans un contexte particulier (arbitrage litigieux notamment), alors qu’un hooligan est violent de nature. Ce dernier se sert de sa venue au stade pour exprimer sa violence et se battre, le football n’est donc qu’un prétexte à des actes violents prémédités.

http://www.dailymotion.com/video/x5x9ru_foot-ultras-violents-partie-1-3_sport

de 8’10 à 11’25, les deux supporters masqués donnent la différence entre ultra et hooligan. L’un dit clairement venir pour son équipe et l’autre pour se battre, ou plutôt vient au stade pour son équipe mais espère qu’il se passera quelque chose.
A la question du journaliste  » quelle est ta passion ?  » le deuxième homme répond clairement  » la violence dans les stades « , et c’est là la différence entre ultra et hooligan.

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Éradication de la violence dans les stades : fin du mouvement ultra ?

Les médias par manque de connaissance du phénomène ultra ne voient que cet aspect de la violence dans le stade sans faire de distinction ultra/hooligan. Ils sont soutenus par le monde politique de tous bords idéologiques, afin d’éradiquer par tous les moyens la violence dans les stades (cf. les IAS en masse ou encore l’interdiction récente du déplacement des supporters lensois à Metz, ces derniers étant connus il est vrai pour leur état d’esprit ultra violent …).
L’objectif initial est louable on vous l’accorde, mais en identifiant mal les causes et les personnes à l’origine de cette violence et en stigmatisant sans raison beaucoup de supporters qui ne demandent qu’à supporter dans une « chaude » ambiance mais sans débordement leur équipe, cela amène chaque camp à se radicaliser.
Le problème étant que l’un dispose de la force publique, du soutien étatique et populaire, la population ne croyant que ce qui est écrit dans les grands quotidiens ou médias nationaux (France Football ou TMC par exemple), on peut se poser la question de la pérennité du mouvement ultra …

Hypocrisie des médias sur le sujet de la violence

Ces mêmes médias qui s’offusquent de la violence dans les stades et qui d’un autre côté mettent en avant les joueurs de football les plus violents, à la limite de la glorification : une intitulée  » Les cinglés top 50  » de France Football du 18 février 2014 avec comme accroche  » Ils sont provocateurs, violents, alcooliques, criminels, drogués, dépravés sexuels, illuminés et ont tous joué à un très haut niveau. FF a établi le classement particulièrement gratiné des cinquante plus grands fous du stade des quarante dernières années. Et le vainqueur est …  » Le quotidien parle ici de la violence comme d’un concours en utilisant le terme de « vainqueur » comme s’il s’agissait d’une course à la performance. Et dans son édition la semaine d’après, il traitait d’actes tout au moins répréhensibles en faisant un dossier à charge sur les ultras et leurs excès. Paradoxe quand tu nous tiens …

Dans l’optique de l’Euro 2016 qui se tiendra en France rappelons-le, il est donc urgent de rétablir le dialogue entre les différents acteurs du football, chacun devant faire preuve de concessions pour que la passion du ballon rond perdure pour tout le monde.

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Remise en question des autorités et des instances du foot

Les ultras ont besoin des instances du foot car elles sont nécessaires pour la bonne gestion et la diffusion des compétitions nationales de football auxquelles leurs clubs de coeur dépendent, mais celles-ci doivent aussi se remettre en question.
Elles ne peuvent pas mettre en avant des séquences vidéo avec des stades remplis par les cris des supporters, par des tifos et présence visuelle de fumigène(s) car ça montre un aspect festif pour  » vendre  » ses compétitions au prix le plus élevé (donc en clair compter sur l’animation des supporters ultras) tout en les persécutant à outrance, voire même parfois en faisant preuve de laxisme pour mieux les sanctionner dans l’ombre après coup ?

Nous pensons ici :

  • aux limitations/interdictions des déplacements officiels de supporters en parcage visiteur par des arrêtés préfectoraux et à l’absence d’interdiction pour des supporters « visiteurs » de se placer dans les autres tribunes, ce qui est beaucoup plus risqué en cas de débordements
  • aux dissolutions des associations de supporters qui permettent pourtant d’avoir des interlocuteurs privilégiés parmi les ultras pour les instances
  • aux interdictions de chanter, d’être debout (!!!) dans certaines enceintes (Parc des Princes notamment)
  • à la pression mise sur des groupes/collectifs de supporters qui souhaitent faire passer des banderoles revendicatives concernant les horaires des matches (collectif SOS Ligue 2 notamment).

Tout est mis en œuvre (parfois de façon sournoise volontairement) pour ne pas responsabiliser les ultras, les placer dans une position de défense en les opprimant (libertés d’expression et d’action bafouées très clairement) et les réprimer durement si ceux-ci osent se rebeller. Les instances du foot et du monde politique doivent donc se remettre en cause et assouplir leur position sur ces sujets, sans quoi rien ne changera.

Celtic's fans show their support for manager Lennon during their Scottish Premier League soccer match against Rangers at Ibrox Stadium, Glasgow

Le problème du mouvement ultra tient lui en deux points :

  1. Il est morcelé par l’absence d’unité entre ultras des différents clubs à cause des rivalités qui les opposent régulièrement lors des rencontres de championnat ou de coupes nationales, et la LFP en profite clairement pour justifier sa position, parfois même en attisant les tensions. Cela commence à changer un peu depuis quelques mois, avec pour mot d’ordre  » ennemis dans les stades, unis contre la répression  » mais c’est encore léger.

Il ne s’agit pas pour les ultras d’effacer leurs rivalités (tant qu’elles sont saines) ni d’oublier leurs désaccords mais bel et bien d’avoir un ou des représentants nationaux pour faire entendre leur voix sur différents sujets qui les touchent de prime abord, au-delà de leurs clivages.

Ils ont réussi à le faire en 2012 pour réclamer justice envers un des leurs (le montpelliérain Casti, qui a perdu un œil à la suite d’un tir de flashball d’un membre des forces de l’ordre, alors qu’il était en train de boire un verre dans un bar près de La Mosson) en se rassemblant en grand nombre dans la cité héraultaise. Vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=IrcviOdMRG4

  1. Il peine à écarter les individus membres qui commettent des actes répréhensibles à cause de leur principe de solidarité, parfois poussé à l’extrême, ce qui nuit à l’image du mouvement.
    Sans aller jusqu’à renier leurs valeurs, les ultras devraient exclure (temporairement dans un premier temps puis définitivement) les membres qui franchiraient certaines limites fixées en consensus en AG (exemple de proposition) afin d’être plus responsables et crédibles.

Le jour où les différentes parties auront fait ces compromis, ce sera déjà un grand pas de franchi et, soyons-en sûrs, de meilleurs auspices pour le bon déroulé des matches sans heurt ni débordement, dans et à l’extérieur des stades, avant, pendant et après les rencontres.

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Nous attendons désormais vos retours constructifs et élaborés sur notre texte.

Sources utilisées pour la rédaction de cet article

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-sport/2012/02/24/le-gouvernement-confond-supporters-de-foot-et-hooligans-229679

http://www.sofoot.com/blogs/marxist/le-mouvement-ultra-touche-peut-etre-a-sa-fin-interview-de-franck-berteau-150195.html

http://www.sofoot.com/mais-ou-va-le-mouvement-ultra-176806.html

http://www.cahiersdufootball.net/article-la-disparition-programmee-des-ultras-5097

http://www.dailymotion.com/video/x5x9ru_foot-ultras-violents-partie-1-3_sport

http://www.dailymotion.com/video/x5xa1d_foot-ultras-violents-partie-2-3_sport

http://www.dailymotion.com/video/x5x90h_foot-ultras-violents-partie-3-3_sport

* prénom d’emprunt

Twitter : @FCN_ACTIV

Facebook : Activ’ Nantes Supports

Mail : activnantes@gmail.com

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4 commentaires sur “La sphère Ultra sans préjugé ni langue de bois

  • Terriblement horrifié

    OH oui, terriblement horrifié mais non pas par l’article qui essai de défendre une culture totalement inappropriée avec la bien-pensante française mais par le commentaire laissé ci-dessus. J’ai également fais l’effort de lire votre commentaire qui n’est finalement qu’un copier-coller.. Comme si on devait comprendre, c’était logique.. Mais on attend des explications à ce commentaire en aucun cas développé. Si il y a une chose qui n’a pas été dites sur ce mouvement, c’est qu’il ne pourra pas s’imposer en France avec une société démago, bienpensante et bourgeoise. Sans eux, il n’y a pas d’ambiance dans les stades, le football n’attirera plus.. Car le football est un sport populaire ! Jespere que ce mot ne choque pas trop que vous ne serez pas horrifié.. La violence vous choque ? Mais savez vous que des personnes consentantes qui se battent n’a rien de choquant ! Dans ce cas là, interdisons la boxe ! Mais en tant qu’ultra, je vais vous dire combien de fois j eme suis battu dans ma vie suite à un match de foot : 0.. A combien d’acte de violence j’ai assisté : pas plus d’une dizaine.. Par contre combien de fois, sans aucune je dis bien aucune raison j’ai assisté à des attaque de policier envers des ultras d’une violence extrême : plus d’une vingtaine de fois.. Les hooligans n’ont rien à voir le foot, les ultras défendent leur club avec passion.. Les insultes vous choquent ? C’est le sort de toute réunion publique sauf que au football, la population est plus nombreuse.. Mais si on ne s’y intéresse pas et qu’on ne les détruit pas c’est qu’ils attirent les gens aux stades, c’est une bonne publicité pour la ligue.. Mais ils les étouffent, les empêchent d’avoir tout pouvoir car ils sont pas endoctrinés, comme vous, par les médias et refusent ce business autour du football dont nous sommes les victimes ! A vous de vous poser les bonnes question  » horrifié  » et de venir voir un match avec un groupe ultra, vous en ressortirez différent. Ne vous laissez pas avoir par les médias. Mais vous n’êtes pas la seule et c’est justement le but, l’objectif de l’article que vous n’avez malheureusement pas compris

  • horrifie

    Bonjour
    Je lis votre prose, et suis littéralement horrifié par ce que vous pouvez écrire négligemment sans vous rendre compte de ce que vous dites.

    Citations de quelques morceaux choisis

    L’organisation d’un groupe ultra dépend largement de sa taille. Ainsi, certains avec peu de membres s’organisent » à l’anglaise » dans des » firm « . C’est une organisation reprise aux hooligans qui ressemble à un //// groupe para-militaire. /////

    des chants fanatiques ///// quasi guerriers /////

    il est solidaire avec les membres du groupe auquel il appartient, //// ce qui peut aller jusqu’à l’affrontement avec des ultras d’autres clubs ///// s’ils sont attaqués ou provoqués, notamment en cas de vol de matériel par un groupe ultra ennemi.

    vol d’une partie du tifo du Roazhon Celtic Kop lors du derby Rennes-Nantes fin septembre 2013, considéré comme une ///// humiliation suprême et méritant vengeance ///// à cause de la dimension symbolique fondamentale des tifos/banderoles

    Un ultra ne devient ///// violent qu’en réaction à une situation provoquée par d’autres ultras ou dans un contexte particulier (arbitrage litigieux notamment)//// , alors qu’un hooligan est violent de nature

    Ils sont soutenus par le monde politique de tous bords idéologiques, afin //// d’éradiquer par tous les moyens la violence dans les stades /// (cf. les IAS en masse ou encore l’interdiction récente du déplacement des supporters lensois à Metz, ces derniers étant connus il est vrai pour leur //// état d’esprit ultra violent …)//// .

    a population ne croyant que ce qui est écrit dans les grands quotidiens ou médias nationaux /////(France Football ou TMC par exemple)////,

    Cela commence à changer un peu depuis quelques mois, avec pour mot d’ordre » ///// ennemis dans les stades /// , unis contre la répression » mais c’est encore léger.

    Vous vous plaignez que /// Malheureusement, qui va le lire? Bien peu de monde s’intéresse à ce mouvement. //////

    Je viens de faire l’effort de le lire d’un bout à l’autre pour essayer de sortir en effet de l’assimilation simpliste « supporter=animal ». LA lecture de vos « fines distinctions » entre « crime et assassinat », l’un prémédité, l’autre pas … me fait repartir avec l’impression qu’en effet il faut distinguer deux types de supporters. ceux qui relèvent de la bête et ceux qui relèvent de la bête sauvage.

    je vous rejoins sur un point, il n’y a pas assez de gens qui s’intéressent aux ultras. Quand il y en aura plus, on pensera peut-être enfin à interdire purement et simplement ces pratiques indignes d’une société civilisée.

  • Pehache

    Bel article qui souligne bien la différence entre hooligan et ultra. Malheureusement, qui va le lire? Bien peu de monde s’intéresse à ce mouvement. Par contre, tout le monde est là pour cracher dessus au moindre débordement.
    Je ne crois pas que les français soit prêt à discuter avec le mouvement comme cela a été le cas en Allemagne, ou la culture tribune (chants, déplacements, gestuelles même pour les lambda etc…) est bien plus présente qu’en France.

  • thomas56

    Un autre point commun est l’insulte, la vulgarité. (Donc autre sujet: peut-on emmener un gamin dans un stade, dans un kop, dans une tribune visiteur, et à partir de quel âge ?)
    Y-a-il du respect et du fair play de l’adversaire chez les Ultras: non.
    A l’heure des stades technologiques, ne peut-on pas identifier facilement et interpeller les quelques ultras qui mettent en péril le mouvement? oui
    Quelles animations sont dangeureuses, et pourquoi ? Tout dépend dans quelles mains la pyro est placée, donc encadrons-là un minimum.

    Oui les représentants d’ultras doivent s’unir, et faire le tri dans leur rang, tout en encadrant les jeunes qui ne connaissent pas encore bien les limites.