Nos racines de supporters / Why we root (partie 1/3)


Internet et les réseaux sociaux permettent des rencontres incroyables. Voici le récit en trois parties de Mike Schwartz, supporter américain du FC Nantes vivant dans l’Oregon (États-Unis). Dans cette première partie il nous parle des origines de sa passion pour le FC Nantes, lui qui a mis les pieds dans la cité des Ducs une seule fois en étant enfant, sans passer par La Beaujoire !

J’ai grandi dans l’état américain du New Jersey, au milieu de trois clubs de base-ball, trois clubs de football américain, trois clubs de basket, et de quatre clubs de hockey-sur-glace. C’était normal d’avoir un club favori dans chacune des ligues, dans chaque sport. Mais lesquels pour moi ? Disons que j’ai aussi aimé des clubs locaux mais j’ai toujours préféré le « soccer » (football en français). Le français est également très présent dans ma vie : mon père, un professeur à l’université de Princeton, est francophile et il m’a transmis la même passion depuis ma jeunesse. Ça fait longtemps, mais je me souviens des conversations en français avec lui lorsque j’avais dix ans.

Un de ces vieux magazines contenait un article sur le jeu à la nantaise. Je suis tombé amoureux instantanément.

Aux États-Unis à cette époque, le soccer était encore considéré comme ennuyeux. Cela restait un sport marginal. Alors, étant né avec cette mentalité enseignée depuis ma jeunesse, à considérer le football comme un jeu pour les enfants, c’était très difficile de trouver des articles dédiés au football. A cette époque, mon frère avait un ami français, originaire de banlieue parisienne, qui me donnait toujours ses vieux magazines français de football. Un de ceux-là contenait un article sur le jeu à la nantaise. Je suis tombé amoureux instantanément. Rien que de lire l’histoire d’une équipe qui jouait du “beau football” était encourageant, c’était la première fois que je lisais quelque chose comme ça sur une équipe de foot. Alors, Nantes, le «FCNA» à l’époque, est devenu «mon» équipe.

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La difficulté dans un monde avant l’internet (la réalité) est que les infos sur le football, surtout dans une ligue non-anglophone, étaient pratiquement impossibles à trouver, hormis un article ici ou là.
Ce n’est que quand je suis allé à l’Université qu’internet est devenu disponible partout, et avec ça, c’était beaucoup plus facile de suivre Nantes. Je me souviens de beaucoup de matchs suivis sur fcna.fr. J’ai acquis la plupart de mon vocabulaire footballistique en français grâce à ces matches. La boutique n’expédiait pas au-delà de la France Métropolitaine jusqu’à 2003, mais j’ai trouvé un concessionnaire indépendant où j’ai pu acheter un maillot (sans nom) beaucoup trop cher pour un étudiant. Mon premier maillot nantais est arrivé en hiver 2005, après plus de dix ans de supportérisme. Avec l’aide d’eBay, j’ai trouvé des écharpes, des articles et des fanions.

Mes héros étaient Savinaud, Da Rocha, Cetto, Imed Mhadhbi, ou Emerse Faé, pour en nommer quelques-uns.

Je me souviens bien des équipes des années 2000 ! Du meilleur (le championnat remporté en 2000-01, le trophée des champions), et du pire (la coupe de la ligue en 2004, les départs de Micka et Toulalan, les changements de direction, et enfin notre première relégation). C’était la folie pour moi quand Barthez (le héros de 1998, mon joueur favori) est arrivé : la remontée et encore la relégation ! Mais pour moi, le soutien était plus fort dans les mauvaises périodes. Il était sur l’amour et sur les joueurs. Mon meilleur ami est supporter de Liverpool, alors quand on parlait football, il me confiait que ses héros étaient Gerrard, Carragher, Reina et Hyypia, mais les miens étaient Savinaud, Da Rocha, Cetto, Imed Mhadhbi, ou Emerse Faé, pour en nommer quelques-uns.

J’ai grandi en parlant français, donc supporter un club français était naturel pour moi. J’adorais aussi deux équipes de sports Nord-Américains à Montréal, les Expos (base-ball) et le club de hockey Canadien, les “Montréal Canadiens” (hockey-sur-glace). Même dans les sports traditionnels américains, je supportais les clubs français. Ce n’est que lorsque ma femme, originaire de Portland dans l’Oregon, m’a emmené dans sa ville natale, “Rose City” que je me suis rendu compte à quel point le soccer était fantastique.

A suivre…

Mike Schwartz
(Traduction par Nicolas Moulins)

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