« Le titre de 95 ? J’ai encore du mal à réaliser la manière dont nous l’avons obtenu ». Entretien avec Eddy Capron


Lorsque l’on évoque Eddy Capron, on pense tout de suite à l’incroyable titre de la saison 94-95, au jeu à la nantaise, au maillot Eurest à bandes jaunes et vertes, à Coco Suaudeau… Eddy Capron a été choisi par Guillaume Moullec pour être interviewé dans le cadre de cette série sur les anciens joueurs du FC Nantes. Ni une, ni deux, nous sommes allés à sa rencontre au club de l’AS Sautron, dans les vestiaires du stade.

Bonjour Eddy, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Eddy Capron, ancien joueur du FC Nantes. J’ai foulé les terrains pendant neuf ans au FCN. Je suis arrivé en 88, je suis resté trois ans stagiaire mais dès ma deuxième année, j’ai joué onze matches avec le groupe pro. J’ai joué une vingtaine de matchs lors de ma troisième année et là j’ai signé pro.

Sur le plan privé, père de trois adorables enfants dont un tout petit qui a trois ans. Les deux grands sont sportifs, ma fille fait du basket et mon fils du foot. Et le dernier a de grandes chances de devenir sportif aussi. Mais mes enfants font bien ce qu’ils veulent. Quoi qu’ils fassent, je les accompagnerais. Sur le plan professionnel, je suis entraîneur de l’AS Sautron depuis neuf ans ou plus… Et je suis coach sportif.

Devenir entraineur de foot ce n’était pas ma vocation. Je n’avais jamais pensé à ça. Et au final, en venant accompagner mon fils qui voulait faire du foot, je suis retombé dedans. J’ai passé mes diplômes et voilà… Je suis maintenant diplômé d’un DEF, qui me permet d’entrainer jusqu’au National. Je suis revenu à mes premières amours en quelque sorte (rires).

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J’ai vu que tu avais entrainé Koffi Djidji et Wilfried Moimbé cet été. Des défenseurs nantais évoluant au même poste que toi…

Oui ! Après sur le contenu technique je n’avais pas de conseils à leur donner, c’est plutôt le rôle de leur coach. On était plutôt sur de la préparation athlétique. Mais on a pu parler de moments durs… Le fait d’être remplaçant ou d’être mis de côté ce sont des moments assez durs. Donc je comprends ce qu’ils vivent… Je leur ai dit quelques mots et je suis toujours en train de les suivre. Donc on s’est rapprochés depuis ce moment-là et on a bossé ensemble. Du coup, c’est très intéressant de pouvoir les voir évoluer. Koffi m’a appelé il y a deux-trois semaines pour me dire qu’il était blessé… Donc on reste en contact.

Quel était ton rêve de gosse ? Quel métier voulais-tu faire ?

Footballeur professionnel. On me riait au nez à l’époque, on me disait que ce n’était pas un métier… Pour faire plaisir à tout le monde, je disais que je voulais être aide-soignant, comme mes parents. Alors que je ne savais pas du tout ce que c’était. J’entendais ce mot-là donc… (rires) Je répétais ce que les gens voulaient entendre, mais moi je voulais être footballeur.

Un mot sur ta carrière ?

Je pense que j’ai eu beaucoup de réussite pour atteindre le monde du football professionnel. Je ne pense pas avoir été le plus talentueux des joueurs de mon âge quand j’étais jeune. Je n’étais même pas en sélection Ile de France à l’époque. Un jour, un recruteur du FC Nantes, Guelso Zaetta, est venu me chercher. J’ai cru que c’était une blague, je rêvais du FC Nantes… J’étais en train de taper au ballon en bas de chez moi quand mon frère me dit « il y a quelqu’un du FC Nantes qui a appelé » (à l’époque il n’y avait pas de portable, il fallait monter pour prendre les appels). Je lui dis « arrête tu rigoles… » Moi j’étais dans mon coin perdu de la région parisienne… Il (Guelso) a rappelé une deuxième fois parce que je n’étais pas monté prendre l’appel la première fois. Il fallait vraiment m’arracher des terrains de foot quand j’étais en train de jouer avec les potes… (rires) Là je suis monté, j’ai vu que c’était vrai… Ils m’ont proposé de faire essai avec eux, je ne savais même pas quoi dire…

Photo FCN Museum

Photo FCN Museum

Je suis donc allé faire l’essai avec le FC Nantes. J’ai été super nul, mais ils m’ont gardé. Ils devaient regarder la marge de progression sur le long terme. Ces gens-là m’ont fait confiance et j’ai intégré le centre de formation où il n’y avait pratiquement que des joueurs de l’équipe de France dont Patrice Loko, Reynald Pedros, Nicolas Ouedec, Stéphane Ziani… Et moi, là-dedans, qui sortait de la ligue de Paris, qui avait zéro sélection… Donc j’étais content d’être là, super content ! Mais j’ai eu un gros temps d’adaptation où j’ai galéré pendant six mois. Puis je me suis fait au rythme entre les cours, les entrainements et les matches. Je crois avoir été très moyen, à tous les niveaux, lors de ma première saison. Mais ils m’ont gardé quand même ! Et la deuxième année j’ai intégré le groupe pro et les entrainements, en faisant une onze matches. J’ai eu beaucoup de réussite ! je n’ai pas été blessé jusqu’en 95 où je me suis blessé au dos. C’était contre Nice à la Beaujoire sur une réception de Sow, je me suis pété le dos. Hernie discale plus sciatique. Je suis resté à l’écart des terrains pendant cinq-six mois. Le médecin me disait que je n’allais jamais pouvoir rejouer. Du coup, je me suis accroché. J’ai travaillé plus que les autres et j’ai repris la compétition. J’ai eu la chance de jouer le quart de finale et la demi-finale aller/retour contre le Spartak et la Juve. Je m’étais vraiment préparé pour ça. Ces matchs passés, j’ai plongé psychologiquement. J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre. Je suis resté un an à ne pas pouvoir mettre un pied devant l’autre. A me poser trop de questions sur mon état physique…

Ton plus beau but ?

Des buts j’en ai marqué : contre mon camp… (rires) On ne compte pas les buts d’entrainements ? Non ? Dommage… (Rires) Apparemment il y en avait un qui était dans le top but sur Téléfoot, je ne me rappelle plus lequel… Je m’en souviens d’un contre Sochaux à l’époque. Mais je n’ai plus le souvenir de ce but-là. Ce n’est pas comme si j’en avais marqué cinquante mille ! (rires) Je crois que ça partait d’une frappe au milieu de la surface, en fermant les yeux et en priant « Alleluia ». (rires) Et voilà, c’est rentré !
Plus sérieusement, je ne me souviens que du but contre la Juve, c’est le plus marquant. Je ne me souviens pas bien des autres.

Le meilleur co-équipier avec qui tu aies joué ?

Zoran Vulic. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup porté, qui m’a toujours réconforté quand ça allait mal… Un joueur exemplaire. Un personnage. L’homme était un super mec. Il a marqué beaucoup de buts et il a beaucoup marqué, par l’esprit, la bande de jeunes que nous étions. C’est quelqu’un avec qui je faisais souvent duo en défense centrale. C’est quelqu’un qui marquait aussi par son look avec sa moustache. A chaque fois que je parle de lui, on me dit « c’est le gars avec la moustache ? » « Ouais, ouais ! » (rires).

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Zoran Vulic

Après, il y a un paquet de joueurs qui m’ont marqué, beaucoup de Nantes d’ailleurs. Dont Japhet N’Doram, que j’adore. Sans parler du joueur qui était, pour moi, hors norme aussi. Mais comme il ne jouait pas au même poste que moi, c’était moins mon exemple. J’ai eu la chance aussi de jouer avec Maxime Bossis un petit peu, Marcel Desailly, Didier Deschamps… Mais si je dois vraiment en retenir un, c’est Zoran Vulic.

Est-ce que ça te déprime pas trop de voir le jeu en mouvement du FC Nantes de ton époque, par rapport à celui un peu statique qu’on voit aujourd’hui ?

Ce qui me chagrine un peu plus c’est la cause de ça. Je n’ai pas envie de me mettre le club à dos mais je pense qu’il y a des gens qui étaient des pièces maitresses dans ce club, qui sont partis. Des éducateurs, des entraineurs… qui avaient la fibre (nantaise). A l’époque on leur laissait le temps de travailler. Aujourd’hui ils ont mis quelqu’un d’autre, laissons-lui le temps de travailler. Parce que Coco Suaudeau, pour moi, ce n’était pas un vrai entraineur : c’était un formateur. Quelqu’un à qui on a laissé le temps de travailler. Le résultat a été démentiel !

C’est un peu le monde d’aujourd’hui : tout doit aller vite, des résultats tout de suite… On ne laisse pas le temps de travailler aux entraineurs. Au bout de deux mois, tu dégages parce que tu es dernier. Le travail est peut-être pas bon là, mais il faut laisser le temps… Après, c’est ma vision. Je sais qu’il y a des gens qui investissent et je peux comprendre qu’ils aient peur que leur argent fonde…

Mais tu ne viens pas à Nantes en voulant révolutionner les choses. C’est autant de perte de temps et on s’aperçoit que cette formule ne paye pas aujourd’hui ! Si on avait réglé ce problème il y a au moins cinq ans, si on avait laissé les bonnes personnes, en les laissant travailler, le club n’en serait peut-être pas là aujourd’hui.

Pas trop la haine de ne pas avoir participé au plus beau but de l’histoire du FC Nantes ? (celui de Loko contre le PSG)

Je ne pouvais même pas, j’étais dans la tribune ce match là… La veille du match, on était au vert au domaine d’Orvault. J’étais en chambre avec Claude Makélélé. J’avais eu mal au ventre toute la nuit et je n’avais pas dormi… Claude me disait « Tais-toi ! Arrête de gémir, j’ai envie de dormir ! ». On s’est insultés toute la nuit en rigolant… (rires) Mais j’avais mal. Le lendemain matin, je vais voir le Doc Bryand au petit déjeuner. Je lui dis que j’ai mal au ventre. Il me dit « t’inquiète, c’est le stress du match ». (Quel stress du match ? Tu es fou ou quoi ?) (rires) A midi j’avais toujours mal au ventre. Je ne pouvais pas jouer. Le Doc m’a laissé rentrer chez moi. Mon frère est venu me chercher. Il m’a amené voir le match mais je souffrais toujours. Le match s’est passé. J’ai donc vu ce fameux but de Loko depuis la tribune. Je suis rentré à la maison, j’avais très mal. J’ai appelé le Doc vers une heure du matin. Il est venu me chercher pour que je dorme chez lui. Le lendemain matin j’étais à l’hôpital. C’était mon appendicite qui me faisait souffrir. J’ai failli avoir une péritonite. C’était moins une… Donc la haine de ne pas avoir participé au but : non ! (rires)

Est-ce que tu aurais une anecdote en rapport avec le foot ?

Je me souviens être parti de Nantes pour jouer un match de coupe d’Europe à Volgograd. C’était un voyage folklorique. On avait pris un Tupolev qui bougeait dans tous les sens. On avait eu une escale à Minsk avant d’arriver. Il y avait de la neige là-bas. Ils nous avaient tous fait sortir de l’avion, contrôlés… Et chaque fois qu’ils voyaient un black, ils rigolaient. (rires) Ils n’en voyaient jamais. Quand Christian (Karembeu) est arrivé, ils ont appelé tout le personnel de l’aéroport. (rires) Voilà, ça m’avait fait rire !

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Photo eddycapron-coachsportif.com

Ton meilleur moment au FC Nantes ?

Il y en a beaucoup mais principalement le titre de 95.

Ton pire souvenir au FC Nantes ?

De ne pas avoir savouré ce titre à sa juste valeur. On est passé à autre chose tout de suite après. J’ai réalisé trois – quatre – cinq ans après qu’on avait été champions de France. C’était trop tard.
C’est pour ça qu’aujourd’hui, quand je parle du succès à des jeunes joueurs, je leur dis de savourer ce qu’ils ont fait. De vivre le moment présent. De prendre les choses comme elles viennent… Parce qu’après on regrette. Moi je regrette. On a été champions de France, il s’est passé plein de choses autour de nous et moi qui ne suis pas très « foule », je partais dans mon coin. A l’époque la manière dont on avait remporté le titre n’était pas si incroyable que ça pour moi. Mais aujourd’hui j’ai encore du mal à réaliser, c’est vraiment grand ce qu’on a fait ! On avait fait qu’une défaite sur toute la saison, même Paris avec ses millions n’y arrive pas aujourd’hui !

Un objet fétiche de ton ancienne gloire chez toi ?

Le maillot du titre, floqué du drapeau français. Je l’ai mis sous cadre, dans le coin sport de ma maison.

Est-ce que ça ne te manque pas trop de taper la baballe ?

Oui parce que j’aime ça. Je joue de temps en temps avec les ex-canaris. Justement on a un match ici à Sautron le 1er novembre. Quand l’occasion se présente, je joue. Après je fais beaucoup de sport et d’autres choses… Là j’ai 75 joueurs séniors à gérer, la technique du club… Je fais courir les autres maintenant. Je vis le foot par procuration à travers mes joueurs, en essayant de reproduire ce que j’ai vécu.

Question « vieux con » : le foot c’était mieux avant ?

(Il réfléchit) Difficile comme question… Il y avait peut-être moins d’athlètes à l’époque et plus de footeux. Je suis un adepte du Barça, même si ça joue un peu moins bien qu’avant. Denoueix dit : « le Barça c’est la finalité de ce que Nantes mettait en place. » Ils n’ont pas d’athlètes, c’est des mecs qui ont du ballon. C’est sur ça que j’amène mes joueurs. Et les histoires d’argent ça fausse beaucoup de choses…
Contrairement à aujourd’hui et à certains clubs de très haut niveau, je n’ai pas l’impression qu’à l’époque on « mettait deux bus » devant la surface de réparation et on contre-attaquait… Ce sont des stratégies que je ne connaissais pas. Dont je n’avais jamais entendu avant, quel que soit le club dans lequel j’ai joué. Même à Sedan, on ne nous a jamais dit de rester derrière et de ne pas bouger. Le football aujourd’hui est devenu presque du handball. On joue autour de la surface de réparation. J’ai déjà vu des matchs où les mecs étaient onze derrière, vidéo à l’appui.
Il y a aussi beaucoup plus d’individualités aujourd’hui. Moins de mouvement. Et beaucoup de joueurs qui jouent avec le ballon et pas sans. Mais c’est ma formation nantaise qui me fait dire ça. Après, je suis parti dans beaucoup d’autres clubs et j’ai constaté les mêmes choses. Le mouvement n’existait plus… J’ai eu vraiment l’impression de faire un autre sport quand je suis parti dans un certain club. Je ne dirais pas où. (rires)

Photo eddycapron-coachsportif.com

Dans quelle équipe actuelle est-ce que tu aurais pu jouer ?

Où est-ce que j’aurai pu jouer ? Je ne sais même pas si j’ai ma place à Sautron déjà… (rires) Par contre je peux te dire où j’aurai aimé jouer. Déjà à Nantes et ensuite au Barça.

Ton dernier match comme spectateur à la Beaujoire ?

Nantes – Guingamp en début de saison dernière. J’étais aux commentaires sur une radio locale, Sun ou France Bleu, je ne m’en souviens plus. J’ai une mémoire de poisson rouge ! (rires)

Waldemar Kita t’appelle pour aider le FC Nantes. Tu y vas en courant, tu te mets à pleurer ou tu changes de numéro ?

(Il éclate de rire) Je ne change pas de numéro, je ne vois pas pourquoi… Je ne cours pas non plus. J’écouterais ses arguments et j’essayerais de comprendre ce qu’il recherche et ce que je pourrais apporter. Et surtout avoir du plaisir à travailler. Si je n’ai pas de plaisir à être là… Mais j’irais écouter malgré tout, comme c’est un club que j’aime. Peut-être apporter quelque chose de plus, même s’ils ont ce qu’il faut… Non ce n’est pas vrai, ils n’ont pas ce qu’il faut ! Parce que ceux qu’il faut, ils sont partis !

La personne la plus célèbre de ton répertoire ?

David Bevis ! Tu connais ? Voilà, je te le présente ! (son entraineur adjoint venait de rentrer dans le vestiaire se changer) Michael Jackson il est mort depuis… Prince aussi il est mort… Écris pas ça, c’est des conneries ! (rires)
Plus sérieusement mes anciens partenaires, Pascal Nouma… Et quelques journalistes.

Pascal Nouma et Eddy Capron

Pascal Nouma et Eddy Capron

Quel ancien joueur ou entraineur nantais aimerais-tu voir interviewé par nos soins ?

Coco Suaudeau. Mais attention à l’accueil ! Il aime bien être chiant, c’est sa personnalité. (Rires) Ça sera ton challenge ! Si tu y arrives, je te donne le maillot de David Bevis ! Il vaut de l’or ! (rires)

Il a quand même des phrases qui marquent. Je l’ai vu il y a quelques mois, on allait manger au château de la Poterie à la Chapelle-sur-Erdre. Il était en train de porter un vieil ancien nantais, que je ne connaissais pas, et il m’a dit : « Tu vois Eddy, le mouvement c’est la vie ! ». Parce qu’il voyait que son ami qu’il portait, plus il s’approchait de la mort, moins il bougeait. Mais lui, quand il explique quelque chose il y a toujours un rapport avec le football ! « Le mouvement c’est la vie » c’est quoi ? C’est le jeu. Quand tu es enfant tu joues, tu bouges… Il a toujours des phrases qui te font cogiter. C’est ce que j’essaye de transmettre à mes joueurs. Si on commence à jouer en étant statique, c’est mort. On ne joue plus ! Si chacun fait son petit « récital », on n’y arrivera pas !

J’ai une anecdote qui me revient. Quand Coco (Suaudeau) nous parlait, tu avais l’impression qu’il te parlait d’une voiture, d’une femme… Tu n’avais pas l’impression qu’il te parlait de football. Pendant mes six premiers mois en pro (c’est pour ça que je te disais que c’était compliqué au début), j’avais du mal. Il y a un temps d’adaptation. Mais ensuite je comprenais ce qu’il voulait dire. C’est pour ça que je dis que ces gars-là étaient des formateurs. Aujourd’hui tu n’as plus le temps de faire passer des idées. Un entraineur va te dire des choses, le message ne passe pas… Hop ! On le dégage ! Peut-être que le message ne passera pas pendant les premiers mois, mais à la longue, il passera ! L’entraineur saura qui comprend son message et qui cherche à le réaliser. C’est aussi simple que ça ! Pour que le football fonctionne, soit on a besoin de très bons formateurs en bas, soit on met un entraineur qui a de la poigne, formateur, et on lui laisse du temps ! On peut même avoir les deux ! On avait ça à Nantes à l’époque avec Denoueix entre autres comme formateurs. Quand les jeunes montaient en pro, c’était clair ! Je suis loin de tout ça pour dire comment ça se passe aujourd’hui au FCN. Mais pour moi, il y avait des gens à ne pas jeter dans ce club et à garder absolument ! ABSOLUMENT ! Des gens comme Stéphane Moreau, Laurent Guyot, Stéphane Ziani…

Stéphane Ziani qui est parti fâché du club…

Oui. Il avait ses raisons. J’étais en contact avec lui trois mois avant qu’il parte. On avait le projet ensemble de créer une section futsal au FC Nantes. On avait monté un dossier béton. On avait rencontré Franck Kita. Et Zian’ (Ziani) est parti donc on a rangé le dossier. Franck Kita avait l’air intéressé pour ce projet mais il voulait des garanties. Pourtant, on lui proposait un truc clé en main. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que la Fédération met un accent important sur le futsal. Du fait que beaucoup de bons joueurs partent dans le futsal, ils ont peur que ça se dissocie. Donc maintenant, tous les clubs pros vont avoir une section futsal. Et Nantes n’a pas voulu saisir l’occasion. Ils ont choisi l’option féminine et c’est très bien ! Le futsal ça viendra peut-être après. On avait un beau projet, c’est dommage…

Merci beaucoup Eddy !

Contact : eddycapron-coachsportif.com

Entretien réalisé par Bertrand Chauty le lundi 26 septembre 2016 au stade Mabit à Sautron

Twitter : @FCN_ACTIV

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